Mon set up, d’amateur à mes débuts pro

Hello les photographes,

En ce début de printemps, j’ai décidé de vous parler de set up. Plus précisément, je vais vous parler de mon tout premier set up lors de mes débuts en amateur, puis du matériel que j’ai acheté lorsque j’ai commencé à me professionnaliser. Je ne citerai pas de marque, car je ne souhaite pas influencer vos choix, mais simplement vous donner une idée de stratégie à adopter quand on n’a pas un gros budget pour se lancer. Aujourd’hui, je veux aider les débutants et amateurs à comprendre que le budget ne doit pas être un frein à l’apprentissage de la photo. On peut faire nos premiers pas avec moins de 500€ pour débuter. Je vais vous l’expliquer à travers ma propre histoire, en espérant que cela vous inspire.

J’ai acheté mon premier appareil un début d’hiver, c’était un bridge qui valait un peu moins de 400€. C’était clairement le meilleur compromis que je pouvais faire puisque j’avais un boîtier et une large plage focale couverte sans avec à acheter différents objectifs (du 24mm à 600mm en optique et jusqu’à 1200 en numérique, mais je ne conseille pas le zoom numérique). J’ai pu commencer à travailler mon exposition (ISO, ouverture et temps de pause) et comprendre la base même de la photo. Si vous ne maîtrisez pas ça, ce n’est pas la peine d’essayer d’aller plus loin. Cet appareil m’a permis de bien progresser, car je me suis vite rendu compte lors de quelques sessions de cours collectifs que j’étais très limité avec cet appareil comparé aux reflex que les autres élèves avaient. Cela m’a demandé de me surpasser, car les capacités de mon appareil à 400 balles comparé à des reflex à parfois plus de mille euros (juste le boîtier), ce n’était pas facile. Eh bien du haut de mon bridge, j’assurais quand même. Au bout de quelques mois, j’ai acheté quelques filtres ND (aux environs de 30€) qui font office de « lunettes de soleil » et permettent de récupérer des détails, notamment dans le ciel, sans oublier le réflecteur pour les portraits. J’ai acheté par la suite un trépied à 40€ (je conseille de mettre un budget plus important pour plus de solidité) et une télécommande pour le déclenchement à distance à 30€ pour plus de confort lorsque je m’exerçais aux longues poses.

Je me suis rendu compte qu’avec si peu, j’arrivais tout de même à faire autant que certains photographes bien mieux équipés, car je compensais à travers mon travail. C’était flagrant pendant ces cours collectifs où je voyais des photographes qui avaient un bel appareil (et aujourd’hui je m’y connais suffisamment pour le dire) et qui ne comprenaient toujours pas certains principes de bases tels que la maîtrise de la profondeur de champ ou le fait de toujours privilégier un ISO bas pour conserver un maximum de qualité (éviter un maximum le bruit numérique).

J’avais donc investi un peu moins de 500€ et je me rendais compte que je pouvais shooter du paysage, de l’architecture, du portrait en lumière naturelle. Le seul point noir dans ce petit set up était le format de mes fichiers, car je n’avais pas la possibilité de shooter en RAW, or c’est LE format dans lequel il faut shooter pour pouvoir avoir cette liberté en post-production. En JPEG, j’étais très limité et j’ai pu me rendre compte de deux choses :

  • L’une étant que les modifications ou corrections que l’on veut apporter en post-prod sont difficiles à réaliser,
  • Il faut toujours faire en sorte que la prise de vue soit bonne, bien exposée, tout ça tout ça, pour avoir le moins de travail dans le traitement des photos et pour se rapprocher un maximum de l’idée originale que l’on a eu de vouloir faire cette photo.

Maintenant, je vais vous parler de mes premiers investissements qui m’ont permis de gagner en confort, d’être plus polyvalent, de gagner en qualité et de vendre mes premiers services avec un rendu professionnel.

 Le premier achat fut le boîtier et trois focales. J’ai choisi un modèle de boîtier reconditionné qui avait déjà 6 ans d’âge, mais qui fonctionne toujours très bien, cela m’a permis de faire une très belle économie (entre 40 et 50% sur le neuf). J’ai fait pareil avec les focales, je suis allé vers l’occasion et le reconditionné sauf pour mon 85mm que j’ai acheté neuf vu le peu de différences avec l’occaz. J’ai donc commencé avec un 28-70mm F3.5-6.5, un 50mm F1.8 et un 85mm F1.4 (un peu moins de mille euros le tout). Pour info, le 28-70 n’est pas top et ça confirme ce que l’on dit sur l’importance de choisir de bonnes focales. Il faut privilégier l’achat d’objectifs de qualités au détriment du boîtier si l’on n’a pas le budget pour les deux.

Après quelques mois, j’ai décidé d’acheter un premier flash cobra, il me sert à la fois pour l’événementiel (mariages, anniversaires…) et pour le studio. Cette fois j’y ai mis les moyens, car l’importance de la lumière en photo… je ne vais pas vous faire un dessin 😉 bien sûr il y a des paramètres à regarder quand on choisit un cobra que l’on compte utiliser en studio (mais ce n’est pas le sujet ici). Pour la photo de studio, j’ai pris différents modeleurs dont la softbox et un bol réflecteur qui sont deux des essentiels à avoir je pense. Je me suis équipé d’un flash studio ensuite, ce qui m’a permis d’avoir deux sources de lumière ce qui est déjà pas mal croyez-moi.

Avec du recul, je me rends compte en écrivant cet article que j’ai démarré avec très peu et que mes contraintes en matériel m’ont permis de progresser plus vite, car avec un peu de bricoles, du travail et de la persévérance, on comprend mieux certains mécanismes et certains principes et l’on arrive à exploiter 100% des ressources qui nous sont données.

Je clos cet article en disant qu’il vaut mieux avoir des contraintes qui nous poussent à exploiter le plein potentiel des nos ressources plutôt que de ne pas avoir conscience de notre potentiel et de ne pas l’exploiter afin de progresser.

P.S. : je présenterai mon set up actuel matériel photo + matériel post-prod dans un article en septembre, des achats arrivent et je veux vous les partager.

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… n’oubliez pas que la photo reste un jeu où se mêle notre créativité à la spontanéité du moment capturé.

José

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